Quelques jours en arrière:
Nous nous demandions comment rejoindre El Bolson: mille heures de bus, mille dollars de location de voiture, ou bien peut-être un avion, tout simplement? L'agence de voyage nous renseigne les bureaux de LADE, une petite compagnie aérienne qui dépend de l'armée...
On s'y rend (c'est loin, c'est haut, il fait chaud), c'est fermé. Damned. Dépités, on boit nos dernières gouttes d'eau tiède devant la porte, on se demande qui va se lever d'abord pour aider l'autre à se mettre debout, et tadaaa, un type sort d'un fourré (presque) et arrive devant la porte avec une clef (là on comprend qu'il travaille là)(on était très fatigués). Il nous explique que ça ouvre dans 3h, mais qu'il peut jeter un coup d'oeil quand même et nous dire si c'est possible au moins (non parce qu'en fait c'est pas si évident que ça, des petites villes à relier entre elles). De fil en aiguille (il a eu pitié je crois) il nous réserve 2 vols: El Calafate-Comodoro Rivadavia dans un piti navion, et Comodoro Rivadavia - El Bolson dans un trétrépiti navion. Le truc du trétrépiti navion, je ne l'ai compris qu'après, et la conséquence intrinsèque de voler dans un trétrépiti avion, je ne l'ai pleinement réalisé qu'en étant dedans.
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| Les bureaux ferméouverts de LADE. |
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| Et donc, c'est le piti qui arrive derrière, le nôtre. |
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| Celui qui est tellement piti qu'on le gare sur le côté en bout de tarmac. J'ai compté, on peut se mettre à 33 dedans. On était 19. |
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| (en fait on n'a pas le droit de prendre des photos depuis le tarmac, ça rigole pas, les gardes ils mettent leur main sur leur arme en fronçant les sourcils et en disant des trucs en espagnol avec une grosse voix) (j'ai risqué ma vie pour cette photo) (pour vous) (non, ne me remerciez pas) |
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| Ca c'est le gronavion des autres nuls/touristes qui font rien qu'à faire des trucs à plein, alors que nous, on fait de l'aventure, pft, quelle bande de nullos alors, ceux-là. |
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| Alors ça ça doit probablement être LE seul endroit de Comodoro Rivadavia où c'est pas moche. (mais faut regarder que de ce côté-là) (non, c'est pas parce qu'on voit mon séduisant bras que je dis ça) |
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Le voilà. Le trétrépiti navion qui m'a torturée pendant une demi-heure. Y a de la place pour 18, genre. |
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| Au début c'était rigolo, on faisait coucou aux pilotes et tout et tout. |
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| Ben oui, là ça va encore. j'ai des couleurs, je souris, tout ça. |
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Et puis faut bien dire que c'est super joli. (bon, c'est fort bruyant les hélices) (et puis il fait froid à cette altitude) (ils ont pensé à mettre le chauffage quand on a sorti les bonnets et les écharpes) (au bout d'une heure) |
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| Et puis c'est comique comme tout de descendre tous ensemble, les quatre passagers, pour aller faire la pause pipi dans le piti naéroport de Esquel. |
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| Mais le truc, c'est qu'entre Esquel et El Bolson, kek'il y a? Des MONTAGNES, madame. Et keke ça fait les montagnes en avion? Des TROUS d'air, voilà ce que ça fait. Voilà voilà. Plein, partout, des trous d'air. |
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C'était aussi horrible que le paysage était beau. (à votre gauche, la Cordillère des Andes, donc) |
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J'ai pas gerbé. Mais nondidju c'était pas loin. (donc là on voit bien pourquoi ça s'appelle la région des lacs) |
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| Là c'est l'aéroport d'El Bolson, où je suis restée assise dans l'herbe 10 minutes après l'atterrissage (je ne crois pas qu'on ait le droit de rentrer dedans) (mais la pelouse était très accueillante) |
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Ah oui parce que je vous ai pas dit. Non seulement l'atterrissage a été super chaud (le gars a fait un espèce de S super serré), mais en plus en bout de piste y a que des graviers et puis du gazon pour arriver à la cabane, enfin je veux dire au bâtiment principal. Là j'ai une pensée émue pour les 2 autres qui sont restés dedans parce qu'ils allaient à Bariloche. |
Bon, je me plains, mais maintenant que j'en suis sortie vivante et que mon estomac a pu supporter quelques repas, je peux le dire, c'était top :) (mais je ne remonte plus jamais dans un avion)
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